... et moi j'écrase mes mots humides

dans le cendrier d'un bleu acharné
.

extrait de : "J'écrase" dans La Nuit Remuée

par EZ

vendredi 2 décembre 2011

Prédateur (Les lampes d'argile 10)

La main survoltée de l'obscurité
s'amuse sans alarme
L'horizon bat des ailes
Sur la plaine fourbe où poussent les croix
règne l'odeur fétide du prédateur suprême

Aucun vœu Aucune prière

n'effaceront les cicatrices
aux couronnes fanées

Mort morts et morts vivants 

Tais toi chant belliqueux
jaillissant de bouches innocentes
des Thermopyles à Verdun
l'honneur a tordu nos entrailles


Aux survivants à genoux
la charge du souvenir
quand vacille au vent fou
la lueur de la lampe

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