... et moi j'écrase mes mots humides

dans le cendrier d'un bleu acharné
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extrait de : "J'écrase" dans La Nuit Remuée

par EZ

samedi 12 mars 2011

Humeur 12 mars 2011

A cultiver le silence tout autour, l’invisible devient commun. Je perçois si peu de voix assez brillantes pour percer les strates de l’insipide que j’ai perdu le goût. Reviens, tambour Diffuse ta résonnance Ma main est un tourbillon qui brasse les sens. Viens à moi, langue inconnue, partition de distances, matière indomptée.
Je t'aimais si fort pourquoi m'ignorer ? Je tire sur les fils de la trame jusqu’à la perte d'équilibre. Je pense Atlantide, Tullé. Archéologue, emmurée des chemins de traverse, perdue sur l'échiquier temporel, je contemple les reflets digérés de la création.
Vague sur vague, intolérante coulée qui n’emporte que les rêves Je me souviens de toi, vie, mais déjà je doute de t’avoir connue. Mes mots se délitent. Mes yeux qui aspiraient l’infini, ont oublié l’éclat incisif de l’espace. Ailleurs, peut être, les autres et leurs déchirements ; ailleurs, injustement inaccessible.
Sous mes doigts, il ne subsiste que le silence obsessionnel comme un enfermement. La réalité m'ennuie. L’effacement m’apprivoise.

4 commentaires:

  1. humeur noire, le cri comme une dépendance à la langue maternelle


    B...ez

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  2. @ ez : ... et la frustration des mots en dissidence pour travestir (se jouer de ?) l'essentiel

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que dites vous après avoir dit bonjour ?